Biography


Gabrielle Duplantier studied painting and art history at the university of Bordeaux in France.
After her university studies, she decided to dedicate herself to photography, she went to Paris where she worked as an assistant for photographers.
In 2002, she felt the need to come back home. Inspired by the rich and enigmatic Basque country, she started a series of photographs where landscapes,
animals or humans are revealed as impressionist visions. She pursues her work on portraits of women,
one of her favorite subjects, and on Portugal where she travels regularly. This series are continuous and interrelated.
Gabrielle Duplantier’s work has been the subject of numerous exhibitions in Europe,
she has published several works including Volta (2014) and Terres Basses (2018) by Lamaindonne.

Represented by Galerie 127
Member of the collective project Temps Zero.

Bourse Brouillon d'un rêve, SCAM 2019
Bourse du CNAP, Commande Jeunes-Génération 2017
Lauréats Parole photographique Actuphoto 2008
Coup de Cœur Bourse du Talent Portrait, Photographie.com 2005
Lauréats Grand Concours Agfa 2003
Collection FNAC et nombreuses collections privés 



Exibitions

Personal

2o19 Gabrielle Duplantier/ Arno Brignon - Centre d'Art et de Photographie de Lectoure de Lectoure
2o18 Terres Basses, Galerie Confluence, Nantes
2o17 Regard sur le Pays Basque - Bibliothèque de Bordeaux, France
2o17 VOLTA- Espace St Cyprien, Toulouse, France
2o15 Dantza Izpiak - Institut Culturel Basque - Biarritz et Bordeaux, France
2o15 Museu UFPA, Belèm, Brasil
2o14 Kids from here - Musée basque et de l'histoire de Bayonne, France
2o13 CCAS - Mairie de Bordeaux, France
2o12 Kids from here - festival Rencontre Improbable, Bayonne, France
2o12 Galerie Anne Broitman, Biarritz, France
2o1o Centro Cultural Lugaritz, San Sebastian, Spain
2oo8-2oo9 Paysages intimes/ Ikuspegi goxoak, exposition itinérante, Alliances Francaises, Spain
2oo7 Paesaggi interiori, Festival triestèfotographia, Trieste, Italie
2oo4 Bardos / Conseil général des Pyrénées Atlantiques, France

Collectives

2o2o AZIMUT/ Tendance Floue, Musée Nicéphore Niepce, Chalon-sur-Saône France
2o19 Temps Zéro, MNAC Bucharest, Romania
2o19 INEDIT, Arrêt Sur Image Galerie, Bordeaux, France
2o19 The Other Woman, Galerie Confluence, Nantes, France
2o18 Eyes Wild Open / About a Trembling Photography. Musée Botanique Bruxelles. Belgium
2o17 Jeunes-Génération/Commande publique CNAP/Cétavoir- Niort Villa Pérochon et Festival de Sète. France
2o16 Les Nuits Noires Photographique - avec Jane Evelyn Atwood - Forum des arts et de la culture, Talence, France
2o13 TEMPS ZERO Fraction - Librairie Plac'art, Paris, France
2oo9 International festival of photography, Pingyao, China
2oo8 Mois off de la photo, Cartonnerie, Paris, France
2oo9 7 photographes au Pays basque/ Musée Basque, Bayonne, France
2oo8 Lauréats Parole photographique, Vendôme, France
2oo8 I bought me a cat, b-gallery, Rome, Italy
2oo8 Charlet's photography, Centre Iris, Paris, France
2oo6 Salon Les indépendances, Enghein-les-bains, France
2oo5 Cycle Keep the distance, Espace Lhomond, Paris, France
2oo4 Lauréats Prix Agfa / Comptoir du marais, Paris, France

Projections

2o19 TEMPS ZERO, Vienna, Austria and Bucharest, Romania
2o16 TEMPS ZERO, ROMA, Italy and THESSALONIKI, Greece
2o15 Angkor Photo Festival, Angkor, Cambodia
2o15 TEMPS ZERO, Encontros da imagem, Braga, Portugal
2o15 GETXOPhoto Festival, Getxo, Spain
2o15 MERCADONEGRO – Montevideo, Uruguay
2o14 COIL PROJECT - Television Control Center, Kypseli,Athens, Greece
2o14 TEMPS ZERO projection - Athènes, Greece
2o13 TEMPS ZERO projection + concert - Paris et Toulouse, France
2o13 Itinéraires des photographes voyageurs - Bordeaux, France
2o13 TEMPS ZERO projection + concert - Berlin, Allemagne
2oo7 EXILS, 9 photographers, 9 visions. Paris, France



Text

Des sentiments traduits en images palpables

Mais où son oeil a-t-il appris à jeter ainsi un sort sur les paysages basques, son terrain de jeux, 
transformant un chemin forestier en croisée des destins, le regard lascif d’une adolescente, celui d’une biche apeurée? 
Et si Gabrielle Duplantier était une voyante dotée d’un troisième oeil?
Gageons que le livre Terres basses, dont elle a confié la délicate fabrication à son fidèle éditeur David Fourré, 
fondateur voilà onze ans, à Marcillac, en Aveyron, des éditions Lamaindonne, sera aussi vite épuisé que le précédent conçu ensemble, Volta.
il est aussi inspiré, plein de ces surgissements de lumière qui dévoilent, en la gardant mystérieuse,
l’intimité au monde de Gabrielle Duplantier, entre douleur du deuil et exaltation vitale, dans ces paysages gorgés de pluie et de clair-obscur 
qui qui lui servent de toile. Sa puissance visuelle, qui lui permet d’emmener tout ce qu’elle approche dans son univers, 
en fait l’une des représentantes majeures de la photographie française.

Magali Jauffret - Article paru dans L’humanité - 2018

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Her trembling, blurry images are a terrain that gives substance to dreams and fiction.
Her powerful and fragile portraits of women and children can be read as infinite landscapes.
Although, she takes her photographs within a close perimeter of the Basque Country, where she was born,
or her native Portugal, a sense of wonder and magic often surfaces. As if her mystically landscapes,
her strange and ghostly characters/apparitions, her mysterious animals, had all escaped from a story book or folk tale.
Her photography often, without ever seeming passé or too heavy with references,
reflects influences from painting as well as Victorian photography and literature.
Her photographs are like unveilings - though without any hint of indecency -
Gabrielle Duplantier is one of those photographers who drill through to what hides beneath the surface,
behind appearances, as if she could see beyond the skin of beings and objects, through cracks, fissures and secrets.

Caroline Bénichou - Eyes Wild Open 2018 

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Gabrielle Duplantier, née en 1978 à Bayonne, est une photographe de l’apparition. Son nouveau livre, Volta, en fait foi.
A chaque instant, elle se bat avec la lumière comme si elle cherchait à la fois à séduire la lune et à remettre le soleil à sa place,
un duel farouche.
Car s’il fait noir dans ce livre assez étrange mais qui ne provoque aucun malaise (pas de vampire, à peine quelques fantômes,
un ou deux squelettes), il y a un vrai désir de porter chaque sujet à son zénith.
Non comme une question de vie ou de mort mais plutôt pour que chacun puisse éprouver cette glissade vers le flou,
ce pas de côté, ce sable mouvant qu’est aussi la photographie quand elle s’essaie à s’ouvrir pleinement aux autres.
Cette quête de la faille, qui sépare et entrouvre tel un éventail son champ d’action,
permet à Gabrielle Duplantier de varier son approche, lui évitant de tomber dans le panneau de la facilité.
Ou, pire, sur les boulevards si fréquentés de la mélancolie.
Dans son univers sensoriel, empli d’une chorégraphie amoureuse qui réunit humains et animaux sur le même plan,
cette jeune femme révèle comment, sous les peaux, se cache peut-être l’essentiel des rêves.
Qu’elle chahute parfois allègrement selon sa petite musique intérieure.
Chacun y lira secrètement sa propre fiction, voyant dans ces têtes coupées en plein champ un hommage aux héros de la Commune.
Ou dans cette scène au bord de l’eau l’intensité de ces étés où il suffit d’un chant d’oiseau pour être heureux sur-le-champ.
La préface est signée par Maylis de Kerangal.

Brigitte Ollier. 2014 - VOLTA. Article paru dans Libération - 2014

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Ecorchée vive, creusant une sombre poésie dans des noirs et blancs profonds,
Gabrielle Duplantier développe une recherche intimiste pour mettre à nu la pureté d’un visage, la sensualité des formes,
la puissance de la lumière, le mystère de la vie planqué sous les apparences de ses personnages souvent féminins égarés
dans des chambres exiguës ou des paysages improbables à la recherche de leur identité.
Certains verront à travers les images volontairement décadrées, floues, bougées,
dont le grain assure une espèce de blues où errent des êtres fantomatiques quelques signes du Pays basque,
d’autres relèveront l’intimité sensuelle, le frémissement ou l’abandon des corps qui forment la tribu affective où se meut la photographe.
Dans la lignée de la très victorienne Julia Margaret Cameron ou plus près de nous, de photographes tel que Mario Giacomelli,
Paulo Nozolino ou Dolores Marat dont l’oeuvre met à jour des territoires terriblement subjectifs et personnels à la fois fragiles et poétiques,
Gabrielle Duplantier à peine âgée de tente ans invente des petites fictions et des moments complices.
Ceux-ci puisent leur énergie et leur beauté trouble à partir de la terre même où elle puise sa raison d’être
et de cette lumière si particulière que lui offre les incertitudes du climat et des intempéries.

Claude Nori. 2009