Parcours

Gabrielle Duplantier est une photographe franco-américano-açorienne.
Après des études en Arts Plastiques puis en Histoire de l’Art,
Gabrielle s’investit seule dans la pratique de la photographie.
Depuis ses premiers pas de photographe, elle parcourt et reparcourt les mêmes lieux familiers, 
le Pays basque, le Portugal ou l’Inde. Paysages étranges, instants crépusculaires, portraits puissants et fragiles,
Gabrielle poursuit l’affirmation, inquiète en même temps qu’obstinée,
de son point de vue de sujet, moins attaché à figer la réalité qu’à lui réclamer un droit de regard.
Son travail fait l’objet de nombreuses expositions et publications en France et à l’étranger. 

Représentée par la Galerie 127
Membre du projet Collectif Temps Zero.

Bourse Brouillon d’un rêve, SCAM 2019
Bourse du CNAP, Commande Jeunes-Génération 2017
Lauréats Parole photographique Actuphoto 2008
Coup de Cœur Bourse du Talent Portrait, Photographie.com 2005
Lauréats Grand Concours Agfa 2003 



Principales Expositions
Personnelles

2021 Galerie 127, Montreuil, France
2019 Terres Basses, Centre d'Art et de Photographie de Lectoure, France
2018 Terres Basses, Galerie Confluence, Nantes
2017 Regard sur le Pays Basque,  Bibliothèque de Bordeaux, France
2017 VOLTA - Espace St Cyprien, Toulouse, France 
2015 Dantza Izpiak, Institut Culturel Basque - Biarritz et Bordeaux, France
2015 VOLTA, Museu UFPA, Belèm, Brésil
2014 Les enfants d'ici, Musée basque et de l'histoire de Bayonne, France
2012 Les enfants d'ici, festival Rencontre Improbable, Bayonne, France
2010 Centro Cultural Lugaritz, San Sebastian, Espagne
2008-2009 Paysages intimes/ Ikuspegi goxoak, exposition itinérante, Alliances Françaises, Espagne
2007 Paesaggi interiori, Festival Triestèfotographia, Trieste, Italie
2004 Bardos / Conseil général des Pyrénées Atlantiques, France

Collectives   

2021 - Paris Photo, Galerie 127, Grand Palais Ephémère, Paris, France
2020 AZIMUT/ Tendance Floue, Musée Nicéphore Niepce, Chalon-sur-Saône France
2019 Temps Zéro, MNAC Bucharest, Romania
2019 The Other Woman, Galerie Confluence, Nantes, France
2018 Eyes Wild Open / About a Trembling Photography. Musée Botanique Bruxelles. Belgium
2017 Jeunes-Génération/Commande publique CNAP, Niort Villa Pérochon et Festival de Sète. France
2016 Les Nuits Noires Photographique, avec Jane Evelyn Atwood - Forum des arts et de la culture, Talence, France
2009 International festival of photography, Pingyao, Chine
2008 Mois off de la photo, Cartonnerie, Paris, France
2009 7photographes au P.basque/ Musée Basque, Bayonne, France
2008 Lauréats Parole photographique, Vendôme, France
2008 I bought me a cat, b-gallery, Rome, Italie
2008 Charlet's photographes, Centre Iris, Paris, France
2005 Cycle Keep the distance, Espace Lhomond, Paris, France
2004 Lauréats Prix Agfa / Comptoir du marais, Paris, France

Projections

2013-2020 Temps Zéro, Rome, Braga, Athènes, Paris, Toulouse, Berlin, Vienne, Bucarest
2015 Angkor Photo Festival, Angkor, Cambodge
2015 GetxoPhoto Festival, Getxo, Espagne
2015 MERCADONEGRO, Montevideo, Uruguay
2014 COIL PROJECT, Television Control Center, Athens, Grèce
2013 Itinéraires des photographes voyageurs, Bordeaux, France
2007 EXILS, 9 photographers, 9 visions, Paris, France



Textes

Des sentiments traduits en images palpables

Mais où son oeil a-t-il appris à jeter ainsi un sort sur les paysages basques, son terrain de jeux,
transformant un chemin forestier en croisée des destins, le regard lascif d’une adolescente, celui d’une biche apeurée?
Et si Gabrielle Duplantier était une voyante dotée d’un troisième oeil?
Gageons que le livre Terres basses, dont elle a confié la délicate fabrication à son fidèle éditeur David Fourré,
fondateur voilà onze ans, à Marcillac, en Aveyron, des éditions Lamaindonne, sera aussi vite épuisé que le précédent conçu ensemble, Volta.
il est aussi inspiré, plein de ces surgissements de lumière qui dévoilent, en la gardant mystérieuse,
l’intimité au monde de Gabrielle Duplantier, entre douleur du deuil et exaltation vitale, dans ces paysages gorgés de pluie et de clair-obscur
qui qui lui servent de toile. Sa puissance visuelle, qui lui permet d’emmener tout ce qu’elle approche dans son univers,
en fait l’une des représentantes majeures de la photographie française.

Magali Jauffret - Article paru dans L’humanité - 2018

//

Ses images frissonnantes et troublées sont un territoire qui donne matière au rêve et à la fiction.
Ses portraits puissants et fragiles de femmes ou d’enfants peuvent se lire comme d’infinis paysages.
Alors qu’elle photographie dans un périmètre proche de son Pays Basque natal ou du Portugal dont elle est originaire,
dans son univers affleure souvent le sentiment du merveilleux, du fantastique. Comme si ses paysages aux lumières fabuleuses,
ses personnages/apparitions étranges et fantomatiques, ses animaux mystérieux étaient échappés d’un livre de contes ou de quelque fable.
Sa photographie résonne parfois, sans qu’elle soit jamais désuète ni lourde de références,
de l’influence de la peinture comme de celle de la photographie et de la littérature victoriennes.
Ses photographies sont autant de dévoilements – pourtant dénués d’impudeur – : Gabrielle Duplantier est de ces photographes
qui pénètrent ce qui se cache sous la surface, sous les apparences,
comme si elle pouvait voir au-delà de la peau des êtres et des choses à travers les failles, les fêlures et les secrets.

Caroline Bénichou - Eyes Wild Open 2018

//

Gabrielle Duplantier, née en 1978 à Bayonne, est une photographe de l’apparition. Son nouveau livre, Volta, en fait foi.
A chaque instant, elle se bat avec la lumière comme si elle cherchait à la fois à séduire la lune et à remettre le soleil à sa place,
un duel farouche.
Car s’il fait noir dans ce livre assez étrange mais qui ne provoque aucun malaise (pas de vampire, à peine quelques fantômes,
un ou deux squelettes), il y a un vrai désir de porter chaque sujet à son zénith.
Non comme une question de vie ou de mort mais plutôt pour que chacun puisse éprouver cette glissade vers le flou,
ce pas de côté, ce sable mouvant qu’est aussi la photographie quand elle s’essaie à s’ouvrir pleinement aux autres.
Cette quête de la faille, qui sépare et entrouvre tel un éventail son champ d’action,
permet à Gabrielle Duplantier de varier son approche, lui évitant de tomber dans le panneau de la facilité.
Ou, pire, sur les boulevards si fréquentés de la mélancolie.
Dans son univers sensoriel, empli d’une chorégraphie amoureuse qui réunit humains et animaux sur le même plan,
cette jeune femme révèle comment, sous les peaux, se cache peut-être l’essentiel des rêves.
Qu’elle chahute parfois allègrement selon sa petite musique intérieure.
Chacun y lira secrètement sa propre fiction, voyant dans ces têtes coupées en plein champ un hommage aux héros de la Commune.
Ou dans cette scène au bord de l’eau l’intensité de ces étés où il suffit d’un chant d’oiseau pour être heureux sur-le-champ.
La préface est signée par Maylis de Kerangal.

Brigitte Ollier. 2014 - VOLTA. Article paru dans Libération - 2014

//

Ecorchée vive, creusant une sombre poésie dans des noirs et blancs profonds,
Gabrielle Duplantier développe une recherche intimiste pour mettre à nu la pureté d’un visage, la sensualité des formes,
la puissance de la lumière, le mystère de la vie planqué sous les apparences de ses personnages souvent féminins égarés
dans des chambres exiguës ou des paysages improbables à la recherche de leur identité.
Certains verront à travers les images volontairement décadrées, floues, bougées,
dont le grain assure une espèce de blues où errent des êtres fantomatiques quelques signes du Pays basque,
d’autres relèveront l’intimité sensuelle, le frémissement ou l’abandon des corps qui forment la tribu affective où se meut la photographe.
Dans la lignée de la très victorienne Julia Margaret Cameron ou plus près de nous, de photographes tel que Mario Giacomelli,
Paulo Nozolino ou Dolores Marat dont l’oeuvre met à jour des territoires terriblement subjectifs et personnels à la fois fragiles et poétiques,
Gabrielle Duplantier à peine âgée de tente ans invente des petites fictions et des moments complices.
Ceux-ci puisent leur énergie et leur beauté trouble à partir de la terre même où elle puise sa raison d’être
et de cette lumière si particulière que lui offre les incertitudes du climat et des intempéries.

Claude Nori. 2009